Photo : Pierre Gouzy

« Lorsqu’elle filme, Priscillia Fautrat se place en retrait pour capter des instants sur le vif. Elle observe les détails qui vont donner le contexte ou nous interroger sur la situation filmée. Elle saisit la beauté de mains dans leur envol ou de corps qui dansent derrière des premiers plans flous. Comme une mise en abîme, l’image fait se rencontrer trois émotions : celle du sujet filmé, celle des yeux qui filment, et notre émotion de spectateur, imprévisible. Le contrechamp exprime le champ ; le détail laisse imaginer le plan large. On est dans le minimalisme de la fleur de cerisier qui en tombant parle de la vie et de la mort. L’objectif en plan fixe capture le mouvement arrêté, les contrastes non vus, une composition d’images qui renvoie à notre humanité. »

Gilles Alberti.